Syndrome Sevrage Alcoolique

Syndrome Sevrage Alcoolique

Syndrome Sevrage Alcoolique Traitement Préventif. Le traitement préventif d’un sevrage alcoolique sévère est UNE URGENCE.

NetPilote création de site internet comité d'entreprise experts en sites dynamiques.

vendredi 18 janvier 2019

Syndrome de sevrage alcoolique : Traitement préventif

denrées alimentaires
Proposé par Jacques Denis (01/2008) - Evry Corbeil
Retour en haut de page

Conduite du traitement préventif d’un syndrome de sevrage alcoolique

Retour en haut de page
I - Evaluation des risques

Le traitement préventif d’un sevrage alcoolique sévère est UNE URGENCE

A l’arrivée (aux urgences, dans le service) évaluer les risques en fonction des données de l’interrogatoire et de l’examen clinique. A.

  1. En cas d’antécédent de Crise Convulsive Généralisée (de sevrage ou non), le risque de survenue d’une nouvelle crise est multiplié par 100.

    Ou en cas d’antécédent de DT

    Ou en cas de crise convulsive à l’arrivée

    Débuter immédiatement un traitement (cf. + loin)

    Evaluation clinique du sevrage toutes les 6 heures pendant 48 heures, (cf. index de sevrage)

  2. En l’absence d’antécédent de CCG ou de DT :

    Un traitement n’est débuté que si l’index de sevrage > ou égal à 8

    > ou égal à 6 chez les malades traités par bêta-bloquants avant l’hospitalisation.

    Si l’index de sevrage > ou égal à 15 (pré-DT ou DT) il ne s’agit plus d’un traitement préventif ; le malade doit être transféré en réanimation.
Retour en haut de page
II - Traitement
  1. Pour tous les malades, traitement de base :
    1. Hydratation à la demande c’est-à-dire, selon la soif du malade.
    2. Eviter de prescrire systématiquement de trop grande quantité d’eau, cause non exceptionnelle d’hyponatrémie iatrogène et/ou d’OAP. Pas de perfusion systématique.
    3. Vitamines B1(1 gr/j) B6 (500 mg/j) et PP (500mg/j) : par voie parentale (si possible) pendant 7 jours puis per os pendant la durée de l’hospitalisation.

  2. Si le score de sevrage à l’arrivée <8 et pas d’antécédent de CCG ou DT :
    1. pas de traitement médicamenteux les 6 premières heures ;
    2. réévaluer le score de sevrage toutes les 6 heures pendant 48 heures.

      Si le score reste < 8, ne pas donner d’autre traitement.

      Sinon, traiter comme indiqué plus loin.
  3. Si le score de sevrage > 8 à l’arrivée ou en cours dévolution, et en cas d’antécédent de CCG (de sevrage ou non), de DT, ou en cas de CCG à l’arrivée ou pendant l’hospitalisation, il faut traiter :
    1. Dose de charge (sur 6h) :

      VALIUM 10mg per os : 1cp toutes les heures pendant 6 heures = 6 prises = 60 mg, sauf si endormissement.
    2. A la 6ème heure – le patient a reçu 60 mg de Valium - on fait le point :

      Différents cas possibles :
        1. L’index est < 8 :

          Valium 10 mg 1 cp toutes les 4 heures pendant 24 à 36 heures,
          Puis toutes les 6 heures pendant 2 jours,
          Puis toutes les 8 heures pendant 2 jours,
          Puis toutes les 12 heures pendant 2 jours,
          Puis un par jour, une journée,
          Puis arrêt.

          Ce traitement est systématique, même si l’état du malade est très amélioré.
        2. L’index demeure > ou égal à 8 (inchangé ou aggravé) :

          Solumédrol 20 mg IV toutes les 12 heures pendant 72 heures (soit 7 fois)
          Valium 10 mg per os, toutes les heures jusqu’à ce que le score redescende en dessous de 8 ou jusqu’à endormissement.
        3. Si à un moment quelconque, score > 15 :

          Transfert en réanimation
        4. Si les tremblements sont mal tolérés ou invalidants, on peut donner des ß-bloquants :

          Avlocardyl LP : 1 cp par jour pendant une semaine.
Retour en haut de page
III - Surveillance ultérieure

Réévaluation toutes les 6 heures pendant 48 heures avec, chaque fois, calcul du score de sevrage et éventuelle modification du traitement.

En cas d’agitation, ou de tentative de fugue vespérale (fréquente, dans un état confusonirique), ajouter du Valium en fonction des besoins jusqu’à endormissement. Eviter les neuroleptiques qui abaissent le seuil épileptogène (malgré la tentation ou les pressions !)

Retour en haut de page
IV - Notes
  1. L’index de sevrage est sous-estimé en cas de traitement par b-bloquants immédiatement avant l’hospitalisation, il faut donc débuter le traitement si l’index est > ou égal à 6.
  2. La coexistence d’une insuffisance hépato-cellulaire ne modifie pas ces prescriptions.
  3. La coexistence d’un facteur de risque d’insuffisance respiratoire doit faire préférer le Tanxène Þ demander l’avis d’un pneumologue et éventuellement transférer le patient dans une unité de soins intensifs.

Les ß-bloquants sont contre-indiqués en cas d’asthme, de broncho-pneumopathie obstructive chronique, d’antécédent de perte de connaissance possiblement d’origine cardiaque. Il faut pratiquer un ECG avant d’instaurer un traitement par ß-bloquants.

Retour en haut de page
V - Récapitulatif

Selon l’index de sevrage

 

 

INDEX

 

 

CONDUITE A TENIR

0-7

Surveillance : calcul du score de sevrage toutes les 6 heures pendant 48 heures.

Hydratation modérée, vitaminothérapie.

8-14

VALIUM 10 mg par heure pendant 6 heures,

Hydratation, vitaminothérapie.

Puis, selon l’évolution :

Décroissance du VALIUM si le score < 6,

Sinon, adjonction de SOLUMEDROL IV : 20 mg/12h x 7

15 et +

Réanimation

 

Pour information, tableau d’équivalence du Diazépam :

 

DCI

NOM COMMERCIAL

EQUIVALENCE POUR

10 MG DE DIAZEPAM

DEMI-VIE

EN HEURES

Oxazépam

Séresta

25 mg

8 à 10

Bromazépam

Lexomil

6 mg

8 à 20

Lorazépam

Témesta

1 mg

10 à 12

Alprazolam

Xanax

0.5 mg

10 à 12

Prazépam

Lysanxia

20 mg

30 à 90 (métabolites actifs)

Clorazépate

Tranxène

20 mg

30 à 90 (métabolites actifs)

Diazépam

Valium

10 mg

30 à 90 (métabolites actifs)

Retour en haut de page